Articles et conférences:

We kindly inform you that you can visit the website on Intercultural Dialogue



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Fayçal M'r Dali, Secrétaire général de la WCRP, Cheikh Bentounes et Yolande Iliano, Présidente de la WCRP-Belgium


Sufi: Whirling Dervishes, Mavlana Panel Discussion (Mon, 26 Nov, 18.30, EP)


UNESCO declared 2007 the "Mavlana Year" to honour this Sufi philosopher. Additionally, the EU has declared 2008 as the "Year of Intercultural Dialogue". Therefore, we have taken the initiative to organise with the Brussels-based Intercultural Dialogue Platform (IDP) for the first time a Sufi evening in the EP with drinks, sweets, arts, a panel discussion with two Sufi experts, and a dance performance by five whirling dervishes from Konya.

Monday, 26 November 2007, 18.30-21.00

European Parliament, Batiment Spinelli (ASP)

5th floor, Room 5G3

Sufi evening:

"Re-Thinking Mavlana, What if Mavlana lived in Today's Europe?"

Drinks, Turkish sweets, Ebru Art

Panel Discussion with

Alan Godlas (University of Georgia/USA)

Ihsan Yilmaz (University of London)

Dance: Whirling Dervishes

Hindou launch pan-European forum to Brussels

Justice et Paix dans le Coran

de Faysal M'Rad Dali Secrétaire général de la WCRP-Belgium- RfP Religions pour la Paix


We kindly inform you that you can visit the European Commission website on Intercultural Dialogue

 

Programme: ...
Concept:

29 ways to promote inter-cultural understanding: examples of best practice from around Europe

 

Notes by Liliane SHEIDMAN Conseil des femmes juives et Yolande ILIANO Pres. WCRP-Belgium relgions for Peace

 

 

 





Elke week een artikel over God in de verschillende goddiensten

Bonne nouvelle!!!

Culture - 02-05-2006 - 10:33

La religion au centre de l'Année 2008 du dialogue interculturel
Sur fond de mondialisation et sous la menace du choc des civilisations, la commission de la culture salue la proposition de la Commission européenne de déclarer 2008 "Année européenne du dialogue interculturel". Les députés souhaitent que l’accent soit mis sur le dialogue interreligieux.


Parmi les objectifs généraux de cette « Année européenne du dialogue interculturel », la commission de la culture a suivi le rapporteur Erna Hennicot-Schoepges (PPE-DE, LU) et ajouté explicitement le dialogue interreligieux. Les députés souhaitent que l’action contribuera à intégrer le dialogue interculturel en tant que fil rouge des politiques communautaires et, comme le propose la Commission, à accroître la visibilité et la cohérence de l'ensemble des programmes et actions communautaires contribuant au dialogue interculturel. L'année doit aussi constituer une occasion pour mettre en exergue l'apport des différentes cultures à l'héritage et aux modes de vie en Europe. La commission de la culture insiste aussi pour qu'elle contribue à la promotion du dialogue interculturel à l’école.

Le dialogue interculturel occupe une place importante dans de nombreuses politiques communautaires (dans l’éducation, la jeunesse, la lutte contre le racisme, la politique d’asile, etc) mais aussi dans les relations extérieures de l’Union européenne, visant à promouvoir la diversité culturelle ou la citoyenneté active. C’est dans cet esprit que la Commission a proposé que 2008 soit déclarée Année européenne du dialogue interculturel.

Les députés préconisent l'instauration d'un prix pour le dialogue interculturel récompensant un projet destiné aux jeunes émanant de programmes communautaires, comme Socrates, Jeunesse, Culture. Finalement, la commission de la culture demande que l'Année européenne du dialogue interculturel soit clôturée par un Forum interculturel au Parlement européen, regroupant des représentants de la société civile et du monde politique et religieux.

25/04/2006
Commission de la culture et de l'éducation
Président : Nikolaos SIFUNAKIS (PSE, GR)
Procédure: codécision, 1ère lecture
Vote en plénière: Mai II à Bruxelles

Colloque sur l'avenir du dialogue entre juifs et chrétiens
Leuven, 30 septembre, 2005
Organisateurs: Commission Nationale Catholique pour les relations avec le monde juif; Institutum Iudaicum; Faculteit Godgeleerdheid (K.U.Leuven)

La déclaration Nostra Aetate a été qualifiée d'expression de la conversion radicale de l'Église catholique dans son rapport aux autres religions en général et envers les Juifs en particulier. Elle est l'unique document du Concile Vatican II dont les notes de bas de page se réfèrent exclusivement à la Bible, et non au magistère de l'Église. Peut-on en conclure que Nostra Aetate n'est pas fidèle à la tradition ecclésiale? Au bout de quarante ans, il faut constater que le § 4 du document a joué un rôle important de renouveau et d'inspiration pour la manière dont l'Église se conçoit, et pour l'amélioration des relations entre chrétiens et Juifs. Continuera-t-il à s'avérer fructueux à l'avenir, ou est-il irrévocablement dépassé?

Le colloque s'adresse aux acteurs du dialogue entre Juifs et chrétiens, aux étudiants et aux professeurs, aux prêtres, pasteurs et rabbins, aux religieuses et religieux, aux bénévoles des mouvements pastoraux et sociaux, et à tous ceux qui s'intéressent au rapprochement entre juifs et chrétiens

Texte d'un des intervenants du colloque
CREATING AN ETHICAL CONTEXT FOR GLOBALIZATION:
THE INTER-RELIGIOUS CHALLENGE

"Dialogue des peuples et des cultures
Le rôle des artistes et
des acteurs de la culture"
Bruxelles 25 et 26 février 2005

Extraits de la prise de notes de Y.I

  • Contacts eus avec des personnes qui ont des expériences à partager dans la perspective développée.

Le monde artistique bruxellois organise pour la première fois, pendant le week-end des vendredi 25, samedi 26 et
dimanche 27 février 2005 un week-end des arts à Bruxelles « Bruxelles Bravo » qui mettra en valeur la grande richesse
de l’offre culturelle de la ville et qui la mobilisera à travers quelque 100 institutions culturelles qui proposeront un programme
axé sur des échanges et sur le métissage des cultures.

La Direction générale de l’éducation et de la culture de la Commission européenne, a décidé d’accepter l’invitation de
s’associer à cette importante manifestation à travers l’organisation d'une conférence par l’Action Jean Monnet sur
le thème suivant : « Dialogue des peuples et des cultures : les artistes et les acteurs de la culture ».

Cette conférence se déroule sur un jour et demi, le 25 et le 26 février 2005.

Cette nouvelle réflexion s’inscrit dans le cadre des conférences que l’Action Jean Monnet a organisées sur le dialogue interculturel qui ont contribué significativement à la réflexion conceptuelle sur ce sujet. Pour mémoire :
« Dialogue interculturel »
en mars 2002,
« Paix, sécurité et stabilité : dialogue international et rôle de l’Union européenne »
en décembre 2002,
« Dialogue des peuples et des cultures : les acteurs de la société civile »
en mai 2004 et
“L’Union européenne et les différents ordres mondiaux émergeants: perceptions et stratégies”
en décembre 2004. Ces manifestations ont permis de décliner le thème du dialogue depuis ses aspects académiques jusqu’aux questions proches des citoyens. La WCRP y a , à chaque fois, participé

Cette nouvelle conférence sur le dialogue, et plus particulièrement le versant culturel du dialogue s'est déroule dans
le cadre prestigieux du Palais des Beaux-Arts en français, anglais et néerlandais. Il s’agissait d’une opération de grande
visibilité dont l’axe central était l’interaction entre les artistes et les acteurs culturels du dialogue et le débat avec le public.
Elle s’adressait aux citoyens partant du constat que la Culture est un formidable instrument de dialogue, intra et
intercommunautaire et, par conséquent, elle a réserve une place importante aux témoignages des artistes dans son programme.
Les participants étaient issus des milieux culturels, intellectuels, académiques, associatifs et politiques.

D’un point de vue européen, cette conférence a eu l’ambition d’identifier des propositions concrètes sur la dimension culturelle
du dialogue en Europe, notamment sur le projet d’année européenne du dialogue interculturel prévue pour 2008.

 


SESSION 3
La dignité de la personne humaine.

En quoi la dignité humaine est-elle l'un des principaux concepts de notre religion?

Grand Rabbin Albert Guigui , Cheikh Bentounès Guide spirituel de Latarikz Alawiya

* Déclaration finale

..
Accolades et signatures

* Intervention belge de Christian Dupont Ministre de l'Egalité des Chances

*Appel
des Jeunes

ATELIERS

Réflexion sur:
"Transmettre sans prosélytisme"

* Témoignage
©
Le rabbin d' Haïfa n'aurait jamais crû
qu'il parlerait un jour à un musulman !
*
Ensemble les participants sont reçus à la grande synagogue de Bruxelles
par le Grand Rabbin Albert Guigui, Professeur Klener, Président du Consistoire

puis à la grande mosquée du cinquantenaire reçus par
le directeur Dr.Abdulaziz M Al-Yahya, Mr. Boulif
* Sur le plan belge:
Le Rabbin Dahan et Mr M. Boulif, Président du Bureau Exécutif des Musulmans de Belgique

 

 
- The role of the academic community in developing a global governance culture,
Mr. Edy Korthals Altes, former Ambassador of the Netherlands; Honorary President of the World Conference of Religions for Peace



Brussels - November 9th, 2004
Colloquium organized by
The European Council of Religious Leaders
Statement on the Present Situation in Kosovo / Déclaration
Forging Peace through Multi-Religious Cooperation /Construire la paix
Lecture by
Chief Rabbi René-Samuel SIRAT,
Former Chief Rabbi of France
Antisemitism and Islamophobia in France:
Responsibility of Religious Leaders in the Fight Against these Dangers
Lecture by
Imam Dr Abduljalil Sajid
Chairman Muslim Council for Religious and Racial Harmony UK
Member Commission on British Muslims and Islamophobia

Islamophobia:
A new word for an old fear

PAIX et RELIGION
un regard chrétien

Roger Lefèbvre

Pasteur au sein des Églises Protestantes Évangéliques Belges
Président de l'Alliance Évangélique Francophone de Belgique



 Fêtes religieuses ROSJ HASJANA - Joodses Nieuuwjaar 5765

 

Card. Kasper : Les religions doivent arracher le masque religieux des terroristes
ROME, jeudi 9 septembre 2004 (ZENIT.org) - "Les religions doivent arracher le masque religieux des terroristes pour les démasquer et les montrer pour ce qu'ils sont vraiment, c'est-à-dire des nihilistes qui méprisent toutes les valeurs et les idéaux de l'humanité", a déclaré le cardinal Walter Kasper, président du Conseil pontifical pour l'unité des chrétiens. la suite...
Religions Must Distance Selves From Terrorists, Says Cardinal Kasper
Kardinal Kasper: Religionen müssen sich vom Terrorismus distanzieren

 

Expérience de Perpignan :

La Spiritualité dans la cité

Le texte La Spiritualité dans la Cité est une synthèse des différentes rencontres et actions qui ont eu lieu, autour de ce sujet, ces quinze dernières années, à Perpignan la Catalane.

Une ville que d’éminents penseurs et théologiens internationaux perçoivent comme « un fructueux espace d’échange », susceptible de contribuer à un mieux-vivre ensemble au sein de la cité.

Ce texte a été rédigé par Michel Bolasell, journaliste-écrivain, auteur de « Cet autre, mon frère » (éd. Trabucaire, 2002).

Vous pouvez télécharger ce texte au format PDF ( lisible avec Acrobat reader ) en cliquant ci-dessous.


La Spiritualité dans la cité

 

Laïcité, spiritualités dans la Cité

Cet ouvrage s'inscrit dans le prolongement du fascicule La spiritualité dans la cité publié en 2003 par la Ville de Perpignan.
Il le précise et en définit de nouveaux contours, notamment en ce qui concerne le thème de la laïcité.
Il est construit autour de trois grands entretiens, tous menés par Michel Bolasell, auteur de Cet autre mon frère, et Maurice Halimi. Deux entretiens ont été réalisés avec Jean-Paul Alduy, maire de Perpignan.
Le troisième avec Javier Otaola, avocat international et médiateur de la Ville de Vitoria-Gasteiz, capitale du Pays basque espagnol. Ce dernier répondait le 17 décembre 2003 à l'invitation du maire de Perpignan, à participer à une réflexion européenne sur le thème de la laïcité.
Cette "réflexion à deux voix" se déroulait à l'instant même où le président Jacques Chirac prononçait son dicours sur la réaffirmation des valeurs de la République française et sur la défense de la laïcité.
Quelques extraits de ce discours sont d'ailleurs transcrits dans cet ouvrage à l'instar du texte de la loi.
Cet ouvrage propose également diverses expressions de la fraternité à Perpignan et oriente le projecteur sur des personnages majeurs qui en leur temps, dans leur domaine spécifique, consacrèrent leur vie à la défense des valeurs fondamentales, telle la tolérance religieuse et l'ouverture à l'autre, du rabbin Ha-Méiri au XIIIè siècle, et celle de la bienfaisance publique du chanoine Giginta au XVIè siècle.
Des valeurs qui sont à l'épicentre de la politique humaniste que mène la ville de Perpignan la Catalane, Perpinyà la Fidelissima ...
Une chronologie certes non exhaustive permet, enfin, de suivre et de mesurer l'importance du travail accompli depuis quelque vingt années.
Ce livre constitue une de contributions de la Ville de Perpignan au Forum Universel des Cultures de Barcelone qui se tiendra du mois de mai au mois de septembre 2004 et auquel les organisateurs ont eu l'honneur de l'associer.

 

 International Symposium on Cultural Diversity, the Quest for
Common Moral Ground and the Public Role of the Media

Is there a Common Moral Basis for Inter-cultural Understanding?
By
IMAM Dr Abduljalil Sajid
Chairman Muslim Council for Religious and Racial Harmony UK
8 Caburn Road Hove BN3 6EF (UK)
Tel: 01273 722438 /299345 FAX: 01273 326051
Email: sajid@imamsajid.com

 

Publié dans La Libre Belgique et dans le Soir du 18 novembre 2003

Cette carte blanche se présente comme une contribution au débat public que le projet de la Constitution Européenne, actuellement sur la table de la Conférence Intergouvernementale, a ouvert. Ce débat, les auteurs de ce texte l'estiment nécessaire car il touche au présent et à l'avenir des peuples dans une Europe qui se construit.
Le texte est le produit d'une réflexion menée depuis plusieurs années par un groupe de personnes ( Avicenne) réunissant les différentes familles de pensées et de conviction de la société européenne.


" Désaccord fondateur " Founding Discord
Un concept fécond pour le préambule de la Constitution européenne.


Une question impertinente

La nouvelle Constitution Européenne doit-elle expliciter ses fondements ? Doit-elle faire apparaître les racines historiques des convictions qui la portent et en façonnent la cohérence ?

Prudente, la Convention a choisi de garder le silence sur cette question. Ce silence est éloquent : il honore et prolonge la sortie historique des guerres de religion. Il tourne le dos aux démons des prétentions hégémoniques, concernant le sens, de sinistre mémoire, qu'ils soient religieux ou non. Il est la signature inestimable d'une victoire démocratique historique, hélas jamais définitivement acquise.

La question se pose cependant à certains d'entre nous de savoir si ce silence est promesse suffisante ? Est-il la meilleure lumière qui puisse aider à traverser positivement les grands défis actuels et futurs de l'Europe en construction ?

Un moment historique important et dangereux

La dynamique de construction européenne doit donner forme nouvelle à une identité qui peut être qualifiée provisoirement et malhabilement de " post-nationale ". Or, le passage de l'Etat nation à la forme d'Etat qui est en train d'émerger doit être à la hauteur de deux phénomènes en partie contradictoires : une mondialisation du commerce, de la finance et de l'information, accélérée par nombre d'ouvertures techniques et scientifiques et une quête parfois éperdue d'identité des personnes et des communautés rebelles à ce que tout soit géré selon une logique liée essentiellement à cette globalisation. Nous vivons donc un moment de métamorphose où l'ouverture universaliste ambiguë liée à la mondialisation, suscite des replis identitaires variés et dangereux. Moment historique de tous les périls. La forme à trouver et à construire invite, par quelques aspects, à donner un contenu plus substantiel à l'idée d'Europe ; un contenu qui permette de créer un espace politique nouveau où l'individu se voit proposer une multitude de libres appartenances sans que ces appartenances ne le conduisent jamais à des incarcérations dans des communautarismes religieux, convictionnels, ethniques ou politiques.


Une suggestion opportune ou inopportune : le concept de désaccord fondateur.

Le silence sur les convictions qui ont façonné l'espace européen, - silence dont l'intérêt a été souligné - risque d'amputer les acteurs civils et politiques contemporains de ressources liées à la mémoire des blessures causées à chacune des étapes de l'histoire culturelle de l'Europe et la mémoire des promesses non encore réalisées qui y sont liées. L'avenir peut-il se construire sur ce silence ? Imagination de l'avenir et souvenir du passé se donnent toujours la main. Imaginer l'avenir avec fécondité ne peut se faire sur l'oubli du passé. Une référence à l'histoire des convictions est-elle toutefois possible, qui ne soit pas un résidu des querelles hégémoniques indécentes du passé ?
Il nous semble que le concept de " désaccord fondateur " avancé par Olivier Abel lors du dernier colloque organisé par l'Association Avicenne est prometteur à ce propos.


"(…) Il me semble que le cadre institutionnel de cette confrontation (entre les mille sources de l'héritage européen), de ces désaccords fondateurs, devrait être un théâtre qui permette de faire apparaître, et de confronter, ces différentes sources de l'Europe, ces promesses non tenues. "


Un désaccord est fondateur pour un peuple lorsque, une fois reconnu comme valeur par ce peuple, il lui permet une dynamique créative de lien social équitable. Toute dévalorisation de ce désaccord, au contraire, entraînerait une dérive redoutée. C'est pourquoi, il doit donc être reconnu comme fondement nécessaire. Une telle reconnaissance serait à sa place dans le préambule d'une constitution.

Dans le préambule de la Constitution Européenne, le désaccord porte sur le principe de transcendance. Est-il nécessaire de l'inscrire pour fonder la politique européenne ? La question est indécidable. Inscrire ce point sous le titre de désaccord fondateur dessinerait un espace de pluralisme s'accordant avec la recherche, incontournable, de normes communes, par le chemin du consensus par confrontation.


Un concept qui dessine un espace dynamique pour un pluralisme qui ne soit pas mou

La reconnaissance du désaccord comme cœur de la culture européenne dessine un espace où l'Etat se reçoit d'une confrontation permanente entre les diverses " visions du monde " qui, simultanément, renoncent à toute prétention hégémonique du Vrai et du Juste. Elles ne renoncent cependant pas à une tension vers le vrai et le juste. L'espace ainsi dessiné correspond à la véritable laïcité de l'État. Il est le résultat d'une pression réciproque exercée par la pluralité des convictions religieuses ou sécularisées. Ce qui fait la solidité d'une voûte, c'est l'équilibre des pressions et non leur neutralisation. Nous sommes loin du pluralisme mou qui guette nos démocraties et ne leur donne pas les moyens de traverser humainement les défis du moment.

Un concept performant pour discriminer (écarter) toute proposition théologico-politique hégémonique.

Le concept de désaccord fondateur permet d'écarter toute organisation politique qui se réclame d'un fondement philosophique ou théologique unilatéral. La non-reconnaissance du principe de désaccord fondateur par un Etat pour son organisation politique suffit à disqualifier sa requête d'appartenance à l'Europe. Honorer le désaccord fondateur revient à construire une digue qui préserve l'espace européen contre toute émergence de régimes intégristes ou totalitaires. Il permet d'approfondir la conception laïque et pluraliste de l'Etat, sans confisquer la citoyenneté à quiconque. Il invite à approfondir le débat entre les conceptions religieuses et laïques de l'humain compatibles avec cette reconnaissance, leur permettant à l'une et à l'autre de féconder par les richesses de leur héritage, l'imagination créatrice nécessaire pour traverser les défis de mondialisation et de balkanisation actuels.


Un concept qui prend l'histoire en compte

Sur la question des fondements des valeurs et du droit, les citoyens européens sont depuis des siècles en désaccord. L'inscription de ce désaccord dans le préambule de la Constitution revient à honorer la vérité d'un état de fait historique. La reconnaissance de ce désaccord comme fondateur pour l'espace européen reviendrait à asseoir la légitimité du pluralisme quant à cette question. Nul Européen ne serait plus habilité à réclamer l'hégémonie de sa conception pour l'organisation politique de l'État. Certes, nous l'avons affirmé d'emblée, mieux vaut un silence décidé sur cette question ultimement indécidable, qu'une référence timorée à un héritage partiel : on apprécie le silence sur une question qui a suscité des blessures historiques non encore cicatrisées. Ouvrir la question des références n'est-ce pas ouvrir la boîte de pandore ? La proposition de concept de désaccord fondateur évite ce risque parce qu'il interdit toute prise de positon violente d'une lecture hégémonique des racines culturelles de l'histoire européenne. Il donne des lettres de noblesse démocratique au malaise ressenti quand on évoque la question, mais l'éclaire et lui donne une dimension historique.

Un concept qui invite à cultiver une mémoire plurielle pour imaginer un avenir ouvert.

Reconnaître qu'il y a un désaccord fondateur quant au rapport à la transcendance pour organiser l'espace politique
" c'est reconnaître que le noyau éthico-mythique de l'Europe c'est aussi bien Platon que Moïse, Diogène, Epicure ou le sens héroïque de la citoyenneté grecque que le droit romain, le " ni Juif ni Grec " des épîtres de Paul, le style inouï des confessions de Saint Augustin, l'individualisme germanique, la grande reconstruction médiévale, l'humanisme magique et le prodigieux élargissement de la renaissance, la désacralisation et les ruptures de la Réforme, le doute cartésien et le pli baroque, le rationalisme pluraliste des Lumières si différent de l'empirisme déjà utilitariste de l'Enlightment et du léger enthousiasme de l'Aufklärung, et qui donnent lieu ici et là à des réactions romantiques elles-mêmes si diverses, révolutionnaires ou réactionnaires. L'Europe, c'est encore le grand édifice des sciences positives, l'entreprise des bourgeois financiers et des marchands, la tradition du catholicisme social, les cauchemars totalitaires à déconstruire jusqu'au bout, et la patiente tentative de nos reconstructions. Pêle-mêle, il faut rouvrir toutes ces figures, et d'autres dont nous n'avons pas encore conscience, qui sont aussi peu épuisées les unes que les autres, qui sont toutes des promesses encore non tenues. "

Un concept qui invite à rechercher des consensus par confrontation

Si le " désaccord fondateur " nous apparaît comme lieu possible de performance et d'efficacité d'une société démocratique, encore faut-il qu'il puisse être dynamisé et qu'il puisse déboucher sur un vivre ensemble fécond. Comme moyen pour y parvenir, nous proposons la recherche de " consensus par confrontation " telle qu'elle largement exposée dans l'œuvre de Jean-Marc Ferry."
Cette méthode ne vise en rien à unifier les convictions, mais elle a pour objet d'élaborer un droit commun. Il s'agit d'une pratique de discussion qui évite les débats sur les croyances et s'attache à résoudre concrètement des problèmes de société grâce à une écoute réciproque. Il ne s'agit pas de s'accorder sur des visions du monde mais de chercher et d'imaginer concrètement des résolutions de problèmes pratiques.


Un concept qui postule un accompagnement politique sage et juste.

Vivre dans l'espace d'un désaccord est exigeant pour les peuples comme pour les personnes. Mettre le citoyen dans une telle situation - présentée comme souhaitable - implique de la part du pouvoir politique une attention redoublée envers ceux qui sont guettés par la fatigue d'être soi. Des dynamiques économiques, sociales, culturelles et juridiques sont à créer qui garantissent les chemins d'une quête identitaire à ceux qui sont fragiles, minoritaires ou dominés. Un système de formation et d'information - notamment médiatique- réellement pluraliste doit être garanti dans un tel espace où la préoccupation des populations fragilisées est prise en compte.


Michel Gheude, écrivain
Mohammed Jamouchi, rédacteur à La Médina
Marc Lenders, théologien protestant
José Reding, théologien catholique
Du groupe de réflexion " Avicenne "


 Qui a dit que les professeurs de religion et de moral étaient bidon?
page 1
et page 2
Page DEBATS: Forum - Spiritualités de la Libre Belgique du 2 et du 15 septembre 2003 - Propos recueills par Thierry Boutte.
 

 De Gulden Regel  

 
 Déclaration de la Communauté Baha'ie de La Maison Universelle de Justice avril 2002 

 

Chronique

- 3 novembre Hommes-femmes : Le lancement d'une campagne ambitieuse
- 28 octobre La Syrie face aux velléités américaines : Vers la reproduction d'un schéma irakien ?
- 20 octobre Rôle et fonction de l'imam
- 11 octobre Des membres du CFCM menacent de démissionner
- 9 octobre la marche des beurs, 20 ans après
- 8 octobre La formation religieuse
- 26 septembre Jusqu'en novembre, la Médina ouvre ses archives gratuitement
Hebdo

Cette semaine

- Funérailles musulmanes en France 4 novembre
L'Islam ne cessera de rappeler le thème majeur de la mort pour que chaque croyant se prépare le mieux possible à affronter cette issue fatale. En effet, cette fin ultime du croyant n'est pas cette mort physique mais bien la vie éternelle en Dieu, lui qui ne meurt pas. « Et appuie-toi sur le Vivant qui ne meurt pas et chante gloire par sa Louange » (Coran 25-58).
- La citoyenneté entre tradition et politique 4 novembre
Entretien avec Amadou Moustapha Diop réalisé en février 2000 Moustapha Diop est sociologue, il enseigne au département Afrique de l'Inalco (Institut national des langues et civilisations orientales). Son contact avec les populations de culture musulmane en France et son analyse de l'intérieur permettent de donner une vision très proche des dynamiques et des changements que connaît la société dans ses relations avec ces populations de culture musulmane.
- L'islamophobie : une myopie intellectuelle ? (1ère partie) 3 novembre
La myopie est ce qui nous empêche de bien voir les choses éloignées. Dans les cas les plus graves, on ne voit de bien clair que le bout de son nez. Dans le débat public français, il se développe ces temps-ci une réelle islamophobie entretenue surtout par des intellectuels et des journalistes (les hommes politiques se font soudainement plus discrets). Il est cependant encore temps d'éviter de sombrer tout à fait dans une nouvelle panique médiatico-morale (après celle de « l'insécurité ») en s'efforçant de tenir à distance les diabolisations des uns et des autres, en refusant aussi bien les fondamentalismes et leur prosélytisme que les amalgames et les stigmatisations injustes qu'opèrent leurs commentateurs, en essayant surtout de montrer qu'il faut sortir d'une lecture purement religieuse des faits religieux pour analyser les conflits sociaux et politiques qui traversent notre société.
- Interview de Nicole AMELINE 29 octobre
Ministre déléguée à la parité et à l'égalité professionnelle pour le magazine
Editorial

Edito n°22 - Octobre 2003


 Edmond Fleg : Pourquoi je suis juif

Je suis juif, parce que, né d'Israël, et l'ayant perdu, je l'ai senti revivre en moi, plus vivant que moi-même.
Je suis juif, parce que, né d'Israël, et l'ayant retrouvé, je veux qu'il vive après moi, plus vivant qu'en moi-même.
Je suis juif, parce que la foi d'Israël réclame de mon cœur, toutes les abnégations.
Je suis juif, parce qu'en tous lieux où pleure une souffrance, le Juif pleure.
Je suis juif, parce qu'en tous temps où crie une désespérance, le Juif espère.
Je suis juif, parce que la parole d'Israël est la plus ancienne et la plus nouvelle.
Je suis juif, parce que la promesse d'Israël est la promesse universelle.
Je suis juif, parce que, pour Israël, le monde n'est pas achevé : les hommes l'achèvent.
Je suis juif, parce que, pour Israël, l' Homme n'est pas créé : les hommes le créent.
Je suis juif, parce qu'au-dessus des nations et d'Israël, Israël place l'Homme et son Unité.
Je suis juif, parce qu'au-dessus de l'Homme, image de la divine Unité, Israël place l'Unité divine, et sa divinité.

Vers le monde qui vient (Albin-Michel)